Quatrième

Deux collégiens découvrent un obus de la Grande Guerre et réagissent (presque) comme il se doit

Les habitants le savent, les agriculteurs surtout : cent ans après le conflit, les terres du secteur regorgent encore d’obus de la Première Guerre mondiale. Dernier exemple en date, la découverte mercredi d’un gros engin explosif par deux collégiens le long du chemin de halage. Les jeunes Frelinghinois ont plutôt bien réagi mais auraient pu s’abstenir de déplacer ce lourd fardeau.

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Marie, 13 ans, son premier voyage humanitaire au Burkina-Faso

Cette jeune Armentiéroise, en quatrième à Saint-Jude, a vécu un voyage pendant les vacances de Noël qu'elle n'est pas prête à oublier. ... "Grâce au groupe Cora qui organise l'opération « Les Écoles du désert » chaque année, Marie Christ est partie une semaine au Burkina-Faso, non pas pour se dorer la pilule mais pour apporter de l'aide aux populations locales.

L'idée de ce voyage humanitaire lui a été soufflée par sa mère Laurence. « La fille d'une de mes collègues y avait participé. C'est quelque chose de très bien organisé et on a pu suivre son voyage chaque jour grâce à Internet. Marie n'a pas été à la maison pendant une semaine, mais c'est comme si elle était restée avec nous. » Tout a commencé par la fabrication d'un masque africain, une création pour départager les candidats. « Je l'ai réalisé pendant les grandes vacances, avec du grillage, du papier mâché, des canettes, des fleurs séchées. ça m'a pris deux semaines , indique Marie. On est allé le déposer à Cora Flers et j'ai attendu. J'ai appris la bonne nouvelle juste après la rentrée ! »

Sept jeunes de la région ont ainsi été sélectionnés. Il a fallu ensuite patienter jusqu'au jour J.

Marie a réuni les photos de son voyage sur un tableau qu'elle aime regarder tous les jours depuis qu'elle est rentrée.


Le départ était fixé au 21 décembre. « On a tous été rassemblés à l'aéroport de Roissy. On avait tous les mêmes vêtements, offerts par l'organisation. Seuls des bandanas nous différenciaient selon les régions », indique Marie. Après 5 h 30 de vol, atterrissage à Ouagadougou et changement de température. « On est passé de la neige au sable et il y avait 45 degrés de différence avec ici ! On était attendu par trente-deux 4x4 et on est tous partis pour notre premier bivouac, dans la brousse. »

Les rencontres plus que les paysages

Le lendemain, premier contact avec la population et début d'une série de rencontres qu'elle n'oubliera pas. « On est parti à la rencontre des gens à pied, pour que le contact soit facile. On avait appris une chanson qu'ils ont chantée avec nous. Pendant tout le voyage, on a distribué des affaires scolaires pour trois ans. En tout, il y avait sept tonnes de matériel. » Marie parle des activités sur le bivouac, tourne les pages de son album souvenir et est intarissable. Mais que retient-elle de ce voyage ? « La vie des femmes et des filles, la manière dont elles sont acceptées, se battent pour la scolarisation, l'excision. Là-bas, les filles restent à la maison, ce n'est pas concevable qu'elles aillent à l'école. Ce n'est pas bon pour une femme de trop en savoir. Mais ça change, tout doucement... » Marie dit n'avoir pas été étonnée de tout cela et ajoute : « Mais je ne pensais pas que cela soit aussi ouvert, que les gens soient si chaleureux. » Alors quand on lui demande si elle a envie de repartir un voyage humanitaire : « On m'a dit que je pourrais le faire dès que j'aurai mon BAFA. J'ai déjà la documentation ! » Si les voyages forment la jeunesse, les Écoles du désert et leur parti pris humanitaire font naître des vocations."